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Archives pour la catégorie ‘Galeries’

Jean Ampe, à la galerie de la Croix Blanche

10/04/2009

Il fait partie de ces artistes qui défient la mode et les courants pour garder le cap d’une créativité hors normes. Jean Ampe ne triche pas, ni avec lui-même, ni avec les autres.

Sa peinture trouve ses sources chez les grands maîtres. Il se réclame de Rembrandt, de Greco et de Delacroix.  J’y rajouterais volontiers les grands maîtres italiens du XVIe, comme Léonard de Vinci ou Titien, pour la puissance de la construction des tableaux, les envolées aériennes, le choix subtil des couleurs… et des sujets ! Car il peint des sujets comme on n’en fait plus aujourd’hui : biblique, mythologique. Les histoires d’Eros, d’Asmodée, de Tobie, oubliées de tous, sauf des puristes ou des spécialistes ! Ses personnages sont souvent asexués, comme tous ces anges dont il peint si bien les visages éthérés.

  • Sa nouvelle série, intitulée Hyperboréens ( toujours des noms compliqués !) fait référence à une peuplade quasi parfaite, à l’image d’Apollon, vivant dans des contrées éloignées, voire inaccessibles. Une version du paradis en quelque sorte.
  • Moins aérienne que les précédentes, cette série met en scène des personnages souvent seuls, au visage très oriental et mystérieux, vêtus de costumes sophistiqués et très orientaux eux aussi, sur des fonds indistincts, mais dont la matière est très travaillée.

J’avoue être fascinée par ce travail de précision, ce choix toujours incroyable des couleurs (le violet, le fushia, le orange), ce mystère qui émane de ces visages asexués et la force qui s’en dégage.

Même si ces nouveaux Hyperboréens me laissent quand même perplexe… il faut aussi le dire.

Jean Ampe expose 19 oeuvres à la galerie de la Croix Blanche, ouverte il y a 18 mois par Chrsitophe Lava.

1791 av. du Général de Gaulle, 59910 Bondues. tél : 06 74091 32 97. Jusqu’au 15 mai 2009.

Une très belle exposition rétrospective a eu lieu en janvier à l’Hospice d’Havré, dont les photos sont issues.

Il peint en se réclamant des maîtres.

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Nicolas Kuligowski chez Raison d’Art

25/02/2009

Une vache, un cycliste, une table de réunion… Nicolas Kuligowski choisit des sujets de la vie quotidienne qu’il brosse à grands traits et en couleurs vives sur des tableaux très énergiques.

L’un des plus grands tableaux de l’exposition est celui d’une table de réunion. Avec 5 chaises, réparties seulement autour de 3 côtés de la table, presque à dimensions réelles. Pourquoi ce côté face aux spectateurs est-il vide ? Est-ce, en fait, une table de jury ? Les chaises sont vides. Mais quelque chose les anime véritablement : un rythme dans les couleurs et les coups de brosse sur la toile ; des échos du rouge au vert, d’un dossier de chaise à un autre, comme des traces de coup de sang ou de silence ; une étendue bleue sous la table, pour calmer le jeu ; des bruns et des gris plus agités autour de la table. C’est une vraie réunion qui se tient autour de cette table, avec ses jeux de communication, ses discussions, ses tensions.

La vie des entreprises est l’un des sujets de prédilection de Nicolas Kuligowski. Comme ceux de la vie quotidienne. Il en choisit des objets, fétiches pour lui, « prolongation d’un désir », dit-il, pour en faire des prétextes de portraits, propices aux métaphores et autres figures de styles. La soupière ancienne ? C’est la vie familiale, ou bien la faim. Le zodiaque ? C’est la barque de Dante, le désir de se jeter à l’eau ou de s’évader. Le van ? C’est la parodie – et le paradoxe - de l’enfermement et du voyage. « On parle mieux des gens de façon déguisée », explique le peintre. Un déguisement qu’il renforce par un jeu sur les dimensions, réduisant ou agrandissant le modèle à l’envie ; par un choix de couleurs totalement hors de la réalité ; par des superpositions de couches de peinture et des grands coups de brosse que l’artiste s’emploie ensuite à « défaire ». Pour mieux « rouvrir le tableau », explique-t-il, et lui donner cette énergie si caractéristique.

Sophie Doutriaux explique son choix de galeriste :

« Ce qui m’a plu dans la peinture de Nicolas Kuligowski, c’est son immédiateté. Elle me paraît juste. J’aime aussi son côté très coloré, qui a beaucoup de caractère. Mais ce n’est pas une peinture simple pour autant. Elle s’accompagne d’une véritable philosophie, et chaque œuvre est une quête de sens.

Je l’avais déjà exposé lors d’une précédente exposition sur le vélo, et les 5 tableaux présents avaient suscité beaucoup de curiosité. J’ai donc décidé de lui consacrer ma deuxième exposition monographique, après Edouard Trémeau ».

L’artiste :

Ses prix : de 600 € à 4 500€

Sa biographie : né en 1967. Diplômé de l’école Supérieure des Beaux Arts de Paris en 1992.

Vit et travaille à Paris.

Ses expositions personnelles :

2007 - London - The Lennox Gallery. Organised and curated by Karine Giannamore

2007 - Paris – Artvalley

Et d’autres encore.

La galerie :

Ouverte en mai 2007 par Sophie Doutriaux. Elle revendique la variété, comme des respirations, entre peinture, sculpture et photos, styles abstraits ou figuratifs, avec des artistes reconnus, régionaux, nationaux et internationaux. Des opérations de partenariats et de mécénats avec les entreprises sont organisées ponctuellement à la galerie.

Nicolas Kuligowski : du 27 février au 5 avril 2008. Galerie Raison d’Art, 153 bis ave de la Liberté, Lille. Tél : 03 20 31 55 70. mer.-sam. 14h00-19h00.

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Quelques galeries à découvrir absolument

25/01/2009

Connaissez vous Raison d’Art ?

Vous devriez car la démarche de Sophie, la nouvelle galiériste, est intéressante.

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